Que devient la promo Katia Krafft ?

Le 9 septembre 2016 avait lieu la soutenance de la promotion baptisée Katia Krafft, du nom d’une volcanologue française qui a, elle aussi, étudié à l’Université de Strasbourg. Cinq mois après leur remise de diplôme, les anciens étudiants se prêtent au jeu du témoignage et donnent de leurs nouvelles.

Le jour de leur soutenance, la promotion Katia Krafft pose au complet devant la Faculté de Sciences de l’Education de Strasbourg.

Le jour de leur soutenance, la promotion Katia Krafft pose au complet devant la Faculté de Sciences de l’Education de Strasbourg.

Bien choisir sa structure d’accueil de stage de fin d’étude et s’y épanouir peut se révéler précieux.

Après six mois au service communication de l’Université de Montpellier, Vincent Jourdain témoigne : « J’ai eu la chance de prolonger mon stage par quelques mois comme assistant chargé de communication et web-journaliste. Aujourd’hui, je cherche à intégrer une rédaction de presse généraliste ou spécialisée en tant que rédacteur ou idéalement secrétaire de rédaction ».

Même schéma pour Robin Osstyn : « Par chance, je n’ai pas attendu longtemps avant de décrocher un premier emploi à l’issue du Master. A la mi-Octobre, soit deux semaines après la fin de mon stage à l’Observatoire de la Côte d’Azur (OCA), j’ai été contacté … par l’OCA pour un contrat jusqu’au 30 juin 2017. Une belle entrée dans le monde de la médiation scientifique pour le mordu d’astronomie que je suis ! ».

Joanne Chauveau qui était assistante de médiation scientifique à l’Observatoire de Lyon pendant son stage pousse le concept encore plus loin : « On pourrait penser que peu de choses ont changé pour moi ces derniers mois : je suis à Lyon et je travaille à l’Observatoire. Mais voilà, la responsable de mon service, le Service de Diffusion des Savoirs, est partie pour de nouvelles aventures brestoises et c’est moi qui ai pris la relève ! ».

Marie Souque entretient ses capacités rédactionnelles en écrivant des piges pour le site Maxisciences qui l’avait accueillie cet été : « L’entraînement à la rédaction, la recherche de sujets, les relations humaines de qualité avec ma rédactrice en chef font partie de ce qui m’enthousiasme à écrire. Cela dit, cette activité est temporaire. Je parcours les offres d’emplois et passe quelques entretiens, je m’investis bénévolement dans des associations en lien avec la communication pour peaufiner mon CV, élargir mon réseau et acquérir d’autres compétences ».

Dylan Beiner-Molière s’oriente résolument vers le journalisme scientifique. Il rejoint des rédactions au sein desquelles il avait notamment effectué ses stages de M1 et de M2 : « Après avoir obtenu mon diplôme, France Inter m’a très vite rappelé pour aider à la préparation des 10 ans de La Tête au Carré, où j’ai réalisé de courtes vidéos de grands chercheurs. Depuis, ils me rappellent de temps en temps pour préparer des émissions. France Bleu Paris m’a également contacté pour les aider ponctuellement à préparer des pastilles audio dans la Matinale. Depuis tout récemment, je suis sur une émission diffusée sur Science & Vie Junior TV, les chroniques du Dr Nozman, en tant qu’auteur. »

Après quatre mois passé à l’organisation d’un évènement au sein du groupe Avril, Mathilde Gratiot réintègre sa structure de stage de M2 : « Pour clôturer mon master strasbourgeois, j’ai fait un stage à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière en tant que community manager. A partir de mars, j’y retourne en tant que chargée de communication pour le pôle de la valorisation et des applications de la recherche. Je m’occuperai de la communication des startups de l’Institut ainsi que des plateformes telles que le LivingLab et du secteur des applications de la recherche, le tout en neuroscience évidemment ».

Sophie Le Ray a continué le temps d’une mission le travail commencé lors de son stage à la Fondation pour la Recherche sur le Biodiversité. Elle occupe aujourd’hui un poste, maintenant familier : « Depuis le 13 février, je suis chargée de mission en communication interne événementielle au sein du groupe Avril. En fait, je prends la suite de Mathilde, une camarade de promotion ! Je mets en place un événement qui promeut le développement durable ».

Si la structure de stage de fin d’étude compte, Julie Raphalen est l’exemple que celle de première année a également son importance : « Je continue à travailler comme pigiste pour la société Persomed qui m’avait déjà accueillie en stage. Cette entreprise conçoit des fascicules et des vidéos d’information médicale à destination des patients. En parallèle, je travaille à l’Espace des sciences de Rennes en tant qu’animatrice scientifique. Je réalise des ateliers variés à destination du public familial et des scolaires».

La recherche d’un emploi peut être difficile, mais Angélie Corréia a réussi à transmettre sa motivation : « Après une candidature spontanée en novembre, je suis devenue animatrice scientifique au Musée Zoologique de Strasbourg. J’accueille des scolaires plusieurs fois par semaine pour les familiariser à la phylogénie, l’évolution, le camouflage ou encore les régimes alimentaires des animaux. Un programme très varié. Ce poste n’est malheureusement pas à temps complet. J’en profite pour travailler en tant qu’accompagnatrice scolaire pour des enfants en difficulté avec la langue française et je continue à postuler à des offres d’emploi ».

Le diplôme de communication scientifique ouvre parfois des portes inattendues.

Paméla Valadoux change complètement de domaine mais continue de mettre à profit sa formation : « A la fin du Master CS, je me suis lancée dans une toute autre aventure, un rêve d’enfant : être chanteuse et faire de cette passion mon métier en devenant intermittente du spectacle. Mais pas question d’oublier tout ce que j’ai appris : la communication fait partie intégrante mon quotidien ».

Chloé Huguenin emporte dans ses bagages ses compétences et son talent et les emmène au bout du monde : « Je suis au Mexique pour un service civique de neuf mois en communication dans un centre agro-écologique. En autonomie complète, je propose et réalise différents supports : webdoc, messages radios, dépliants, articles pour le blog et community management. La culture des champs figure aussi parmi les tâches de la mission, et me plonge au cœur de mon sujet de diffusion. La vie communautaire et interculturelle, les voyages et les activités du centre rythment ce quotidien perché sur les montagnes de la région du Chiapas. »

Si vous souhaitez découvrir ou redécouvrir les stages de fin d’étude de cette promotion nouvellement diplômée, l’article est toujours disponible ici.

Irène Troin